20 September, 2017

Le député Franco Seminara intervient à la Chambre sur l’interdiction d’animaux sauvages dans les cirques!

animaux_cirque_banner

Aujourd’hui, le député Franco Seminara est intervenu en séance plénière, au nom du Groupe PS à la chambre, sur le Projet de loi portant des dispositions diverses en matière de bien-être animal, CITES et santé des animaux (que vous pouvez consulter ici: http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/3104/53K3104001.pdf). Projet pour lequel il avait déjà réalisé une intervention en Commission de la Santé Publique, il y a quelques semaines.

Une des mesures de ce texte vise l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Elle part du constat que les cirques ne respectent pas les normes légales d’hébergement des animaux.

Vous trouverez les deux interventions du député (en commission et en séance plénière) ci-dessous:

 Intervention en Commission  :

« Madame la Présidente,
Madame la Ministre,
Chers Collègues,

Mon groupe et moi-même avons décidé d’approuver ce projet de loi.

Passé ce scoop et le soulagement qu’il procure au cabinet de la Ministre, je souhaiterais revenir sur l’évolution symbolique mais logique que représente l’interdiction d’utiliser des animaux sauvages dans les cirques.

Evolution logique et symbolique car elle est pleinement dans l’esprit de la loi sur le bien-être animal qui, loin de considérer l’animal comme égal de l’homme, reconnaît la sensibilité de ces êtres. La distraction que nous pouvons en retirer doit dès lors être mise en balance avec le préjudice subi par l’animal. Et si la capacité des professionnels à dompter certains animaux sauvages est remarquable, force est de constater que les cirques ne sont aujourd’hui pas en mesure d’accueillir ces animaux dans des conditions respectant leurs comportements. Car c’est bien de cela dont il est question, c’est-à-dire ce qui se passe en dehors de la piste et après la performance.

On ne peut donc que rejoindre l’avis du Conseil du bien-être des animaux : l’activité circassienne, qui impose des déplacements fréquents et des espaces restreints, rend de fait impossible toute conformité aux exigences minimales de la loi.

Madame la Ministre, je voudrai ajouter que d’une part, il faut faire confiance à l’administration et d’autre part, en ce qui concerne l’Europe à deux vitesses, j’aimerai souligner que la Belgique, avec l’Autriche, montre l’exemple à suivre et la voix à suivre; ce qui est courageux!

Je vous remercie »

 Intervention en Séance Plénière :

« Monsieur le Président,

Chers Collègues,
Madame la Ministre,

J’ai déjà exprimé en Commission les principes qui ont mené mon groupe et moi-même à soutenir ce texte. Il me semble aussi cependant utile d’en rappeler aujourd’hui les fondements factuels.  Rappeler qu’il s’agit d’une décision rationnelle, appuyée par les experts, concertée avec le secteur et qui fait suite à des constats objectifs.

Car ce sont bien les constats des services du SPF Santé publique qui sont à l’origine de cette loi : sans parler des nuisances vécues par les riverains, la totalité des inspections de l’administration a démontré des manquements flagrants aux exigences minimales de la loi.

Et c’est suite à ces constats que les cinq experts vétérinaires professeurs d’université et douze des treize associations composant le Conseil du Bien-être animal ont rendu un avis sans ambiguïté : les spécificités des cirques, « par des déplacements fréquents et une place disponible limitée, ne peuvent garantir un hébergement approprié à ces animaux [sauvages] à tout moment ».

Une fois l’avis rendu, l’administration et le cabinet de la Ministre ont reçu officiellement et informellement les représentants circassiens de Belgique. Chose qui nous a encore été confirmé en Commission il y a dix jours.

A cette occasion, il est également apparu que la quasi-totalité des cirques belges ne possèdent plus depuis longtemps d’animaux sauvages.

Sur base de ces constatations, il n’était donc que cohérent avec l’esprit de la loi sur le bien-être animal que le gouvernement dépose un projet de loi devant le Parlement.

On comprend donc, chers collègues, que ce projet de loi est loin d’être guidé  par des enjeux idéologiques. Au contraire, le groupe PS soutiendra ce texte parce qu’il répond à des impératifs de bonne gouvernance.

Je vous remercie »