23 August, 2017

Des chevaux tués par une toxine: le député pose la question à la ministre Laruelle

chevaux

Récemment, le député Franco Seminara a posé une question orale, en commission santé publique, adressée à la ministre de l’agriculture, Sabine Laruelle, concernant  les graines présentes dans les fruits de l’érable apportées dans les prairies par des vents violents, qui ont causé la mort d’une dizaine de chevaux en Belgique. Il s’agirait d’une toxine dangereuse pour les animaux, selon l’AFSCA. Il n’existe, pour l’instant, aucun remède spécifique contre ce mal lié au graines qui frappe généralement durant les périodes où la température chute et où le temps est humide. Cette pathologie, qui entraîne de graves problèmes musculaires, touche toutes les races de chevaux.

A cette question, la ministre a répondu qu’une étude scientifique publiée en 2012 par une équipe des États-Unis et confirmée en juin 2013 par l’Université de Liège avec qui elle collabore a identifié un métabolite toxique de hypoglycine A contenue dans la graine de certains érables comme cause probable de la myopathie atypique. Des études supplémentaires sont néanmoins encore nécessaires pour expliquer le caractère très ponctuel mais également l’ampleur très irrégulière de l’apparition de cette maladie d’une année à l’autre. Elle concerne notamment les conditions de toxicité qui pourraient être liées à des facteurs climatiques. Ce n’est donc pas aussi direct que cela. Les recherches ont notamment pour objectif d’établir une « météo » des myopathies, c’est-à-dire prévoir au plus juste le moment de l’apparition et prendre dès lors les mesures adéquates, étant donné que les graines n’ont pas la même toxicité chaque année. L’idée est de pouvoir déterminer quand il y a risque, en fonction des facteurs climatiques et la présence de tel et tel élément, ce qui permettrait aux détenteurs de chevaux de les rentrer à l’écurie ou de les changer de prairie. Cette maladie n’a pas fait l’objet de mesures de contrôle officielles dans le passé. Elle ne fait pas partie de la liste des maladies officielles fixée par la législation européenne. Ce n’est pas une zoonose. Un réseau d’alerte informel a été créé par des vétérinaires et des scientifiques de différents pays européens dont les facultés de médecine vétérinaire de Liège et de Gand. Un site internet a été créé dans le but de recenser les différents cas, de transmettre les messages d’alerte et d’informer les propriétaires et les vétérinaires sur la maladie et les mesures préventives ad hoc. Les informations sont initiées par la Faculté de médecine vétérinaire de Liège et relayées par la Faculté de médecine vétérinaire de Gand ainsi que par tous les moyens de communication possibles, notamment les organisations professionnelles concernées, dans le but de toucher, informer et sensibiliser l’ensemble des détenteurs de chevaux.  Il n’y a pas de cadre légal en discussion aujourd’hui vu qu’il ne s’agit pas d’une maladie à déclaration obligatoire.   Franco Seminara n’a pas manqué de remercier la ministre pour sa réponse,  » les détenteurs de chevaux seront heureux d’entendre vos explications qui sont toujours précises et claires ».