29 June, 2017

Des heures colossales prestées dans le secteur du gardiennage

gardiennage (1)

Le Député fédéral Franco Seminara a interpellé la Ministre de l’Emploi  concernant le dossier « Flexibilité & Standby » qui sera discuté prochainement par les partenaires sociaux du secteur du gardiennage.

Le front commun syndical des entreprises de gardiennage a récemment annoncé avoir approuvé un protocole d’accord concernant la convention 2011-2012.

Pour rappel, une journée d’action nationale s’était tenue le 23 mai dernier suite à la rupture des négociations avec les employeurs. Des actions avaient été organisées aux sièges de Securitas à Neder-Over-Heembeek et de G4S à Vilvorde mais aussi à Tielt, chez Cobelguard, ou encore à Doel et dans la région de Charleroi. Une mobilisation sans précédent des ouvriers et employés du secteur.

Néanmoins, d’autres problèmes tout aussi sérieux risquent de ressurgir dans un avenir proche.  En effet, les organisations de travailleurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils se pencheront à nouveau sur le dossier de la flexibilité et du stand-by, sujet qui traîne déjà depuis trop longtemps selon les intéressés.

En termes d’heures prestées, ce secteur est considéré comme « hyperflexible ».  Les limites d’heures de travail sont largement dépassées. De plus, un gardien doit en moyenne attendre la prestation de la 66eheure hebdomadaire avant de réclamer un sursalaire ô combien mérité.

Les organisations syndicales du secteur réclament la mise en application d’un cadre de Standby. Il s’agit de la réalisation d’un planning établi à l’avance où y seraient également insérés les « potentiellement rappelables ». Pour ces derniers, l’obtention d’une prime en cas de prestation de services est réclamée. Ceux n’étant pas dans le listing du jour ou de la semaine sont alors considérés comme non rappelables.

Les partenaires sociaux se sont engagés à régler cet épineux problème avec le patronat qui, dans ce dossier, fait toujours la sourde oreille.  Selon l’ACCG, les conventions concernées ont été signées, mais ne sont pas appliquées. Le patronat invoquant des raisons économiques.

Il a été demandé à la Ministre de préciser ses marges de manœuvre dans le dossier et d’indiquer si des pourparlers sur le dossier vont être entamés dans les prochains jours.

Joëlle Milquet, ministre: le secteur du gardiennage connaît une flexibilité importante; selon moi, il s’agirait même d’une des plus importantes flexibilités d’Europe. Néanmoins, une convention collective stand-by a existé dans ce secteur, rendue aujourd’hui inactive. Par ailleurs, l’accord sectoriel 2011-2012 prévoit de régler les éléments liés à la flexibilité avant le 31 décembre 2011.

Objectivement, dans un système respectueux de la concertation sociale, il appartient aux partenaires avant tout de trouver les solutions à leurs problèmes, et ce dans le respect du cadre légal.

Nous sommes conscients de la situation et mes services, notamment avec le directeur Guy Cox, mettent tout en œuvre pour apporter l’aide juridique, technique et relationnelle aux partenaires sociaux du secteur. À ce stade, nous ne pouvons faire davantage. Toutefois, cette participation semble efficace.

Franco Seminara (PS): Madame la ministre, je vous remercie. Je ferai donc écho de votre réponse, mais les mêmes événements risquent de se reproduire vu le climat qui règne actuellement. Or il s’agit d’un volume important de personnel (entre 11 et 15 000 agents) qui m’ont fait part de leur inquiétude.